European Scientific Journal, ESJ https://eujournal.org/index.php/esj <p><strong>15 Years&nbsp; |&nbsp; </strong><strong>60,000+ Authors&nbsp; |&nbsp; Monthly Editions&nbsp; |&nbsp; Multidisciplinary Research&nbsp; |&nbsp; English/French/Spanish</strong></p> <p>&nbsp;</p> European Scientific Institute, ESI en-US European Scientific Journal, ESJ 1857-7881 Influence des paramètres géomorphologiques sur la distribution spatiale de la température de surface en milieu urbain tropical : cas de Brazzaville (2013-2022) (République du Congo) https://eujournal.org/index.php/esj/article/view/21510 <p>La croissance urbaine rapide des villes d'Afrique centrale s'accompagne d'une intensification des îlots de chaleur urbains, dont la compréhension nécessite d'identifier les déterminants biophysiques de la température de surface (LST). Si l'influence de l'occupation du sol sur la LST est bien documentée dans le monde, le rôle de la géomorphologie reste peu exploré, surtout dans les villes situées dans le bassin du Congo. Cette étude analyse l'influence de six paramètres géomorphologiques (altitude, pente, orientation, courbure, indice topographique d'humidité et distance au réseau hydrographique) sur la distribution spatiale de la LST à Brazzaville au Congo, à partir d’une approche diachronique couvrant les années 2013, 2018 et 2022. À partir du SRTM (30 m) et des images Landsat 8 (n = 30 724 points), l'analyse combine corrélations de Pearson, régression linéaire multiple (OLS), test d'autocorrélation spatiale de Moran's I sur les résidus, et régression géographiquement pondérée (GWR). Les résultats montrent que toutes les variables sont significativement corrélées à la LST (p &lt; 0,001). La pente présente la relation la plus dynamique puisque son effet rafraîchissant se renforçant nettement entre 2013 et 2022 (coefficient OLS de -0,150 à -0,195, soit +30 %). Les modèles OLS globaux, bien que tous significatifs, n'expliquent qu'environ 19 % de la variance de la LST. La forte autocorrélation spatiale des résidus (Moran's I ≈ 0,83–0,87) révèle une non-stationnarité spatiale marquée, confirmée par la GWR qui améliore considérablement l'ajustement (R² ≈ 0,84–0,88) et met en évidence une inversion locale de l'effet de la pente selon le contexte topographique et d'urbanisation (coefficient oscillant entre -0,749 et +0,754). Ces résultats démontrent que la géomorphologie constitue un déterminant structurant et évolutif de la structure thermique urbaine, indépendamment de l'occupation du sol, et plaident pour son intégration dans les documents de planification urbaine et d'adaptation climatique à Brazzaville.</p> <p>&nbsp;</p> <p>The rapid urban growth of cities in Central Africa is accompanied by an intensification of urban heat islands, and understanding this phenomenon requires identifying the biophysical determinants of land surface temperature (LST). While the influence of land cover on LST is well documented worldwide, the role of geomorphology remains largely unexplored, especially in cities located in the Congo Basin. This study analyzes the influence of six geomorphological parameters (elevation, slope, aspect, curvature, topographic humidity index, and distance to the river network) on the spatial distribution of LST in Brazzaville, Congo, using a diachronic approach covering the years 2013, 2018, and 2022. Using SRTM (30 m) data and Landsat 8 images (n = 30,724 points), the analysis combines Pearson correlations, multiple linear regression (OLS), Moran’s I spatial autocorrelation test on the residuals, and geographically weighted regression (GWR). The results show that all variables are significantly correlated with LST (p &lt; 0.001). Slope exhibits the most dynamic relationship, as its cooling effect increased markedly between 2013 and 2022 (OLS coefficient from -0.150 to -0.195, a 30% increase). The overall OLS models, although all significant, explain only about 19% of the variance in the LST. The strong spatial autocorrelation of the residuals (Moran’s I ≈ 0.83–0.87) reveals marked spatial non-stationarity, confirmed by the GWR, which significantly improves the fit (R² ≈ 0.84–0.88) and highlights a local reversal of the slope effect depending on the topographic and urbanization context (coefficient ranging from -0.749 to +0.754). These results demonstrate that geomorphology is a structuring and evolving determinant of the urban thermal structure, independent of land use, and support its integration into urban planning and climate adaptation documents in Brazzaville.</p> Idriss Auguste Williams M’bouka Milandou Gergino Koumba Massoussa Copyright (c) 2026 Idriss Auguste Williams M’bouka Milandou, Gerginio Koumba Massoussa https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2026-09-09 2026-09-09 57 419 419 Evaluation des risques biologiques dans un laboratoire de bactériologie à Lomé https://eujournal.org/index.php/esj/article/view/21509 <p>Le laboratoire de bactériologie joue un rôle crucial dans le diagnostic des maladies infectieuses et la surveillance des épidémies. Mais, il présente également des risques pour la santé des employés, de la communauté et de l’environnement dans lequel il est installé. Cette étude vise à évaluer les risques biologiques dans un laboratoire de bactériologie de Lomé en utilisant une approche transversale et descriptive. L’évaluation des risques a été réalisée par l'observation des activités, l'audit de sécurité basé sur la norme ISO 15190 :2020, et l'utilisation d'une matrice d'évaluation des biorisques de l’OMS et les exigences de la norme ISO 35001 : 2019. Les principales activités réalisées dans ce laboratoire étaient les prélèvements d’échantillon, les études cytobactériologiques (urines, selles, Pus et divers, les prélèvements génito-urinaires etc..). Les dangers identifiés étaient entre autres <em>Escherichia coli</em>, <em>Staphylococcus aureus</em>, <em>Pseudomonas spp</em> et <em>Enterococcus spp</em>. Ces dangers peuvent provoquer des pathologies plus ou moins graves. L’audit des installations de sécurité en place révèle un taux de conformité de 88%. Les clauses relatives à l'entretien ménager, à l'exposition, à l’information et la formation ont atteint 100% de conformité, tandis que la détermination de l'exposition et la conformité vaccinale n'ont obtenu que 50%. L’analyse de risque a permis de catégoriser le laboratoire de risque faible à modérés selon les activités. Cette étude a permis de déterminer le niveau de risque dans ce laboratoire de bactériologie et de suggérer des mesures de prévention et de contrôle efficaces pour assurer la sécurité du personnel, de la communauté, de l’environnement et la conformité réglementaire.</p> <p>&nbsp;</p> <p>The medical microbiology laboratory plays a crucial role in the diagnosis of infectious diseases and the surveillance of epidemics. However, it also poses risks to the health of employees, the community, and the environment in which it is located. This study aims to assess biological risks in a bacteriology laboratory in Lomé using a cross-sectional and descriptive approach. The risk assessment was conducted through observation of activities, a safety audit based on ISO 15190 :2020, and the use of a WHO biorisk assessment matrix and the requirements of ISO 35001 :2019. The main activities carried out in this laboratory included sample collection and cytobacteriological studies (urine, stool, pus, and miscellaneous samples, genitourinary swabs, etc.). The identified hazards included Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Pseudomonas spp., and Enterococcus spp., among others. These hazards can cause health problems of varying severity. An audit of the existing safety measures revealed a compliance rate of 88%. Provisions related to housekeeping, exposure, information, and training achieved 100% compliance, while exposure assessment and vaccination compliance achieved only 50%. The risk analysis categorized the laboratory as low to moderate risk based on its activities. This study determined the risk level in this medical microbiology laboratory and suggested effective prevention and control measures to ensure the safety of staff, the community, and the environment, as well as regulatory compliance.</p> Acham Kabo Boka Motomdéwa Monique Kadanga Minogblon Teko Gnatoulma Katawa Copyright (c) 2026 Acham Kabo Boka, Motomdéwa Monique Kadanga, Minogblon Teko, Gnatoulma Katawa https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2026-09-09 2026-09-09 57 396 396 Effets zoosanitaires et économiques des maladies aviaires dans les exploitations avicoles à Bouaké (Côte d’Ivoire) https://eujournal.org/index.php/esj/article/view/21508 <p>À Bouaké, l’aviculture moderne connaît un développement important sous l’effet de la croissance démographique et de l’augmentation de la demande en protéines animales d’origine avicole. Cependant, les exploitations avicoles sont aujourd’hui confrontées à de nombreuses contraintes sanitaires. Les maladies aviaires représentent un problème majeur qui compromettent la rentabilité économique des exploitations avicoles. La présente recherche vise à analyser les effets zoosanitaires et économiques des maladies aviaires dans les exploitations avicoles. C’est une étude mixte qui combinent la méthode qualitative et quantitative. Les données ont été collectées dans les fermes avicoles, auprès des associations d’aviculteurs et au Laboratoire National d’Appui au Développement Agricole (LANADA) à l’aide des guides d’entretien et un questionnaire. Les résultats obtenus montent que les élevages avicoles à Bouaké sont confrontés à plusieurs pathologies aviaires. Les maladies aviaires identifiées sont regroupées en trois catégories à savoir les maladies virales (Newcastle et Gumboro), les maladies bactériennes et infectieuses (Colibacilliose et les Maladies respiratoires) et les maladies parasitaires (Coccidiose). Les maladies respiratoires sont les plus fréquentes (94,7%) suivies du Gumboro (84,2%), de la Coccidiose (42,10%), du Newcastle (42,10%) et la diarrhée (26,3%). Les principales causes citées sont la mauvaise qualité de la litière (31,9%) et la mauvaise gestion de la biosécurité (29,8%). Les facteurs secondaires sont liés au mauvais nettoyage/désinfection, au non-respect du calendrier vaccinal et aux aliments contaminés (8,5%). L’apparition des maladies dans les fermes a des incidences sur la production avicole. En effet, les maladies aviaires engendrent des retards de croissance des sujets malades, la baisse de la ponte et affectent la qualité des œufs de consommation. Elles impactent la rentabilité économique des élevages avicoles. Les aviculteurs enquêtés ont enregistré des pertes économiques importantes liées aux maladies aviaires. 63% des aviculteurs ont perdu au moins 300 000 FCFA suite à l’apparition d’une maladie virale. Ces maladies constituent donc un frein à la productivité et à la rentabilité des exploitations avicoles à Bouaké.</p> <p>&nbsp;</p> <p>In Bouaké, modern poultry farming is experiencing significant development due to population growth and the increasing demand for animal proteins of poultry origin. However, poultry farms are currently facing numerous health constraints. Avian diseases represent a major problem that compromises the economic profitability of poultry farms. The present research aims to analyze the zoosanitary and economic effects of avian diseases in poultry farms. It is a mixed study that combines qualitative and quantitative methods. The data were collected from poultry farms, poultry associations, and the National Laboratory for Agricultural Development Support (LANADA) using interview guides and a questionnaire. The results obtained show that poultry farms in Bouaké are confronted with several avian pathologies. The identified avian diseases are grouped into three categories: viral diseases (Newcastle and Gumboro), bacterial and infectious diseases (Colibacillosis and respiratory diseases), and parasitic diseases (Coccidiosis). Respiratory diseases are the most frequent (94.7%), followed by Gumboro (84.2%), Coccidiosis (42.10%), Newcastle (42.10%), and diarrhea (26.3%). The main causes cited are poor litter quality (31.9%) and poor biosecurity management (29.8%). The secondary factors are related to poor cleaning/disinfection, non-compliance with the vaccination schedule, and contaminated feed (8.5%). The emergence of diseases on farms has an impact on poultry production. Indeed, avian diseases cause growth delays in sick individuals, a decrease in egg production, and affect the quality of eggs for consumption. They impact the economic profitability of poultry farms. The surveyed poultry farmers recorded significant economic losses related to avian diseases. 63% of poultry farmers have lost at least 300,000 FCFA due to the emergence of a viral disease. These diseases, therefore, constitute a hindrance to the productivity and profitability of poultry farms in Bouaké.</p> Kouassi Adjoumani Gboko Copyright (c) 2026 Kouassi Adjoumani Gboko https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2026-09-09 2026-09-09 57 369 369