Impact des Intrusions Paysannes sur la Physionomie et la Dynamique de la Végétation de la Forêt Classée de Laouda au Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire

N’guessan Yao Joachim, Koné Moussa, Douffi Kouakou Guy-Casimir, Gnahoré Eric

Abstract


Forests disappearance in Côte d’Ivoire is attributable to peasant intrusions into protected areas, including classified forests. The loss of biodiversity is a consequence of this disappearance. Laouda classified forest, which is the subject of this study, is strongly penetrated by peasants for crops. To better understand the impact of these intrusions, this paper focuses on evaluating the dynamics between 1986 and 2017 starting from the satellite imagery, and then to characterize land covers or land uses of the classified forest. The supervised classification method by neuron network was used on the Landsat TM and OLI images of 1986 and 2017. This was preceded by physiognomic characterization of vegetation types. The different vegetation formations present in this classified forest are dense forests, secondary forests, regenerated forest, and fallows. These habitats have low density values (904.16 to 608.33 stems/ ha) and basal area (1.06 to 4.3 m² / ha). The dynamics over time of land use between 1986 and 2017 showed a regression of forests in favor of crops and fallows. Forest formations degradation process is dissection and fragmentation for respectively dense forests and secondary forests. Artificializations or apparitions have been observed at the level of fallows and crops, with the process of creation and aggregation, respectively. During this period, 14.27% or 568.37 ha of the landscape occupied by the forests was converted into crops and fallows. This situation occurs due to demographic pressure and export crops development.


La disparition des forêts en Côte d’Ivoire est imputable aux intrusions paysannes dans les aires protégées dont les forêts classées. Cette disparition a pour conséquences la perte de biodiversité. La forêt classée de Laouda, objet de la présente étude, est fortement pénétrée par les paysans à des fins de cultures. Pour mieux comprendre l’impact de ces intrusions, cette étude se propose d’évaluer la dynamique entre 1986 et 2017 à partir de l’imagerie satellitaire, puis de caractériser les occupations ou utilisations du sol de la forêt classée. La méthode de la classification supervisée par le réseau de neurone a été utilisée sur les images Landsat TM et OLI de 1986 et de 2017. Cela a été précédé par la caractérisation physionomique des types de végétation. Les différentes formations végétales présentes dans cette forêt classée sont les forêts denses, les forêts secondaires, les plantations forestières et les jachères. Ces habitats ont de faibles valeurs de densité (904,16 à 1608,33 tiges/ha) et d’aire basale (1,06 à 4,3 m²/ha). La dynamique temporelle de l’occupation du sol entre 1986 et 2017 a montré une régression des forêts au profit des cultures et des jachères. Le processus de dégradation des formations forestières est la dissection et la fragmentation pour respectivement les forêts denses et les forêts secondaires. Les artificialisations ou apparitions ont été observées au niveau des jachères et cultures, avec respectivement le processus de création et d’agrégation. Pendant cette période, 14,27 % soit 568,37 ha du paysage occupé par les forêts ont été converti en cultures et en jachères. Cette situation est consécutive à la pression démographique et au développement des cultures d’exportations.

Full Text:

PDF


DOI: http://dx.doi.org/10.19044/esj.2019.v15n24p360

DOI (PDF): http://dx.doi.org/10.19044/esj.2019.v15n24p360


European Scientific Journal (ESJ)

 

ISSN: 1857 - 7881 (Print)
ISSN: 1857 - 7431 (Online)

 

Contact: contact@eujournal.org

To make sure that you can receive messages from us, please add the 'eujournal.org' domain to your e-mail 'safe list'. If you do not receive e-mail in your 'inbox', check your 'bulk mail' or 'junk mail' folders.




Publisher: European Scientific Institute, ESI.
ESI cooperates with Universities and Academic Centres on 5 continents.