La Province De l’Ituri En République Démocratique Du Congo Face Aux Cycles Des Violences En Répétition. Essai D’une Analyse Comparative Des Dynamiques De 1999 À 2003 Et De 2017 À 2019

  • Henri Mbuna Dhedonga Diplômé d’Etudes Supérieures en Science Politique de l’Université de Kinshasa et Chef de Travaux à l’Université de Bunia. Ses Recherches Couvrent les Domaines de la Sociologie Politique et plus particulièrement la Transmutation des Partis Politiques en Groupes Armés
  • Touré Maliaka Sefu Candidat au Diplôme d’Etudes Supérieures (DES) en Science Politique à l’Université de Kisangani. Ses Domaines de Recherches sont principalement orientés vers la Sociologie des Conflits, la Sociologie Politique et la Sociologie Électorale
  • Justin Bahinduka Besisa Prépare un Diplôme d’Etudes Supérieures en Relations internationales de l’Université de Kisangani en RDC depuis 2016. Ses Recherches Couvrent les Domaines de la Politique Étrangère, de la Géopolitique et des Théories de la Coopération Internationale. Il se Spécialise Actuellement sur la Coopération Entre la RDC et l’Ouganda dont le Jalon a été jeté en 2007 par un Accord Signé à Ngurdoto en Tanzanie
  • Prince Lonu Lotsima Assistant au Centre de Recherche en Langues et Cultures Africaines/Kisangani et à l’Université de Bunia en République Démocratique du Congo
Keywords: Guerres Interethniques, Ituri, Épisodes, Analogies, Altérités

Abstract

Décrite comme une zone ensanglantée de conflit, la province de l’Ituri s’est immergée entre 1998 et 2017, avec des interruptions sporadiques, dans une guerre ethno-tribale et dans un embrasement d’agressions de la RDC par ses voisins (Rwanda et Ouganda), ayant joué aux sapeurs-pompiers pyromanes pour satisfaire leur boulimie des ressources naturelles de cette partie de la République Démocratique du Congo. La pression internationale sur ces pays agresseurs de la RDC pour leur retrait immédiat et la décision d’expédier sans condition une Force Multinationale Intérimaire d’Urgence (FMIU) dont la France fut la première à organiser « l’opération Artémis » en 2002, ont mis en déroute les auteurs des crimes contre l’humanité observés dans la province de l’Ituri. Ainsi le pays recouvra son intégrité territoriale et le processus démocratique s’acheva à l’instauration effective de la troisième république en RDC avec les élections de 2006. Par des formules fortuites, des événements similaires se dupliquent en 2017 et 2019 avec une cadence accélérée que jadis. Un tableau sombre d’insécurité se dresse encore dans la province de l’Ituri, justifié par des hargneux accrochages entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les hors la loi qualifiés par le pouvoir public des « assaillants » sans identité au départ, puis identifiés par l’armée nationale à la milice de CODECO d’un sujet Lendu nommé Ngudjolo, comprenant en majorité certains jeunes égarés de la communauté Bbale (Lendu), et qui massacre plusieurs tribus dont principalement le Hema dans le territoire de Djugu et les Alur à Mahagi. Depuis lors, deux ethnies (HEMA et LENDU) font l’histoire belliqueuse du Territoire de DJUGU et plusieurs analystes s’accordent sur l’origine foncière du conflit qui les oppose. S’inscrivant dans la logique de leur dépassement, cette note d’analyse tente d’établir les écarts et les rapprochements de ce conflit à ces deux épisodes évoqués ci-dessus.

Described as a bloody zone of conflict between 1998 and 2017, the province of the Ituri experienced sporadic interruptions in an ethno-tribal war and in kindling of aggressions of the DRC by its neighbors (Rwanda and Uganda). These external actors played the role of pyromaniac firemen in this war of the Ituri to satisfy their bulimia of the natural resources of this part of the Republic. The international pressure on the aggressor countries of the DRC based on their immediate withdrawal and the decision to dispatch without condition the Multinational Interim Emergency Force (MIEF), of which France was the first to organize the "Artémis operation", routed the perpetrators of the crimes against humanity observed in the province of the Ituri. As a result, the country regained its territorial integrity and the democratic process ended up at the institution of the third republic in DRC with the elections of 2006. By fortuitous formulas, similar events duplicated themselves in 2017 and 2019 with a more accelerated cadence than previously. A gloomy picture of insecurity still rises in the province of Ituri, justified by snarling clashes between the Armed Forces of the Democratic Republic of Congo (FARDC) and the outlaws qualified by the public authorities of the "attackers" without identity initially. After then, it was identified by the national army to the CODECO militia of a Lendu subject named Ngudjolo. This comprises of some misguided young people from the Lendu community, and those who massacred several tribes including mainly Hema in the territory of Djugu and the Alur in Mahagi. Ever since then, two ethnic groups (HEMA and LENDU) have made the warlike history of the territory of DJUGU. Also, several analysts agree on the fundamental origin of the conflict that opposes them. Enrolling in the logic of their overtaking, this analytical paper focuses on establishing the gap and the correspondence of this conflict in these two above mentioned episodes.

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Published
2019-12-31
How to Cite
Dhedonga, H. M., Sefu, T. M., Besisa, J. B., & Lotsima, P. L. (2019). La Province De l’Ituri En République Démocratique Du Congo Face Aux Cycles Des Violences En Répétition. Essai D’une Analyse Comparative Des Dynamiques De 1999 À 2003 Et De 2017 À 2019. European Scientific Journal, ESJ, 15(35), 105. https://doi.org/10.19044/esj.2019.v15n35p105