Fonctionnement Hydrique du Baobab (Adansonia digitata L.) en Moyenne et Haute Casamance (Sénégal)

  • Ababacar Ndiaye Laboratoire d’Agroforesterie et d’Ecologie/URF Sciences et Technologies (Université Assane Seck de Ziguinchor/Sénégal) Centre National de Recherches Forestières (Institut Sénégalais de Recherches Agricoles/Sénégal)
  • Tamsir Mbaye (Chargé de Recherches, PhD, Phytogéographie) Institut Sénégalais de Recherches Agricoles/Sénégal
  • Daouda Ngom (Professeur Assimilé, PhD, Ecologie) Université Cheikh Anta Diop/Sénégal
  • Mamadou Ousseyni Ly (Chargé de recherches, PhD, Ecophysiologie) Institut Sénégalais de Recherches Agricoles/Sénégal
  • Diegane Diouf (Professeur Titulaire, PhD, Physiologie) Université Cheikh Anta Diop/Sénégal

Abstract

Cette étude aborde le fonctionnement hydrique du baobab afin de mieux appréhender ses relations en eau avec ses phases phénologiques et l’effet induit par les saisons climatiques et de celui de la toposéquence. Pour cela, l’humidité du sol, la teneur relative en eau (TRE) et le potentiel hydrique foliaire (Ψ) ont été étudiés. Les données ont été collectées sur deux sites, en plateau et dans le bas-fond, en saison sèche chaude (SSC), en pleine saison des pluies (PSP) et en saison sèche fraiche (SSF). La SSC correspond à l’apparition des premières feuilles. La PSP correspond à la pleine feuillaison et la fin de la floraison et au début de la fructification. La SSF correspond à la maturation avancée des fruits et à la pleine chute des feuilles. Le logiciel R version 3.4.2 a été utilisé pour traiter les données. Il a permis d’effectuer des tests pour l’analyse des données. Les résultats montrent une variation saisonnière de l’humidité du sol autour de la zone racinaire du baobab. En effet, en SSC, l’humidité du sol est à son niveau le plus faible contrairement en MSP et en SSF. Cependant, la faible disponibilité en eau du sol en SSC n’empêche pas l’état hydrique interne du baobab d’être élevé. En effet, espèce caduque à tronc succulent, les Ψ et les TRE trouvés du baobab sont plus élevés en saison sèche qu’en saison pluvieuse. Egalement, en fonction des saisons climatiques, les différences obtenues sur les Ψ d’une part, et sur les TRE d’autre part, sont statistiquement significatives (P<0,05) sur le plateau contrairement au bas-fond. Ce dernier bénéficie des conditions hydriques du sol plus favorables pendant la saison sèche, ce qui a probablement minimisé ces différences, d’où le rôle important de la toposéquence sur la recharge de l’eau du sol. Ces résultats sont importants dans le but de mieux encourager la propagation les plantations de baobab grâce à sa capacité d’adaptation aux saisons climatiques et au milieu, et de sa tolérence à la sècheresse saisonnière du sol, afin de palier la dégradation de la ressource et faire face aux effets du changement climatique.

 

This study deals with the baobab's water functioning in order to better understand its water relations with its phenological phases and the effect induced by the climatic seasons and that of the toposequence. For this, the soil moisture, the relative water content (TRE) and the leaf water potential (Ψ) were studied. Data were collected at two sites, in the upland and in the lowland, in the hot dry season (SSC), in the middle of the rainy season (PSP) and in the cool dry season (SSF). SSC corresponds to the appearance of the first leaves. The PSP corresponds to full leafing and the end of flowering and early fruiting. SSF is the advanced ripening of fruits and the full fall of leaves. The R version 3.4.2 software was used to process the data. It allowed to test the data analysis. The results show a seasonal variation ofsoil moisture around the baobab root zone. Indeed, in SSC, soil moisture is at its weakest level, unlike in MSP and SSF. However, the low water availability of soil in SSC does not prevent the internal water condition of baobab from being high. Indeed, succulent trunk deciduous species, Ψ and TRE found baobab are higher in the dry season than in the rainy season. Also, according to the climatic seasons, the differences obtained on Ψ on the one hand, and on the TREs on the other hand, are statistically significant (P <0.05) on the upland contrary to the lowland. The latter benefits from more favorable soil moisture conditions during the dry season, which probably minimized these differences, hence the important role of toposequence on groundwater recharge. These results are important in order to better encourage the spread of baobab plantations through its ability to adapt to the climatic seasons and the environment, and its tolerance of seasonal soil drought, in order to mitigate the degradation of the resource and cope with the effects of climate change.

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Published
2019-01-31
How to Cite
Ndiaye, A., Mbaye, T., Ngom, D., Ly, M. O., & Diouf, D. (2019). Fonctionnement Hydrique du Baobab (Adansonia digitata L.) en Moyenne et Haute Casamance (Sénégal). European Scientific Journal, ESJ, 15(3), 292. https://doi.org/10.19044/esj.2019.v15n3p292